Haute Cour de Justice : le procès d'une ancienne ministre programmé
L'ancienne ministre du Pétrole et des Énergies, Aïssatou Sophie Gladima, sera jugée à partir du 22 juillet prochain devant la Haute Cour de Justice. L'ouverture de ce « procès historique » a été fixée par une ordonnance signée le 7 juillet par le Premier président de la Cour suprême, constatant que « l’instruction de l’affaire est clôturée », rapporte L'Observateur.
L'ex-ministre devra répondre de lourdes accusations, à savoir « association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité ». Le journal précise que ces poursuites s'appuient sur un rapport de la Cour des comptes et sur le témoignage de son ancien Directeur de l'administration générale et de l'équipement (Dage), qui a affirmé avoir versé, « sur instruction du Ministre », la somme de 73 200 000 FCfa pour des travaux à Kédougou. Or, « lesquels travaux n’avaient pas démarré au moment du paiement », constituant ainsi une « violation des dispositions de l’article 89 du Règlement général de la Comptabilité publique ».
Placée sous mandat de dépôt le 21 mai, Aïssatou Sophie Gladima a été libérée le 7 juillet et placée sous surveillance électronique. Tout au long de la procédure, elle a « clamé son innocence, rejetant fermement les accusations ». En sa qualité d'ancienne ministre, complète le quotidien du Groupe futurs médias, elle bénéficie d'un « privilège de juridiction ». Seule la Haute Cour de Justice est habilitée à la juger, avec cette « particularité de taille : ses arrêts sont exécutoires et ne sont susceptibles d’aucun recours en appel ni en cassation ».
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