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Toubab Dialaw : les populations dénoncent un scandale foncier

Auteur: Sokhna Faty Isseu SAMB

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Toubab Dialaw : les populations dénoncent un scandale foncier

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Le Collectif de la diaspora de Yenne-Toubab Dialaw a lancé un cri de cœur contre ce qu’il qualifie de « scandale d’État ». Après la cession controversée de 1200 hectares pour la construction du port de Ndayane, les habitants disent faire face à une nouvelle menace : l’expropriation de 600 hectares supplémentaires, toujours au bénéfice du même opérateur, DP World. « Ces 600 hectares sont densément habités, avec des maisons, des commerces, des écoles, des champs cultivés depuis des générations, des cimetières aussi, des vies », a rappelé Idrissa Badji, porte-parole du collectif. Selon lui, l’ancien régime aurait utilisé ces terres pour régler une dette contractée auprès de DP World, transformant une obligation privée en sacrifice imposé à des familles entières.

Le collectif souligne que les démarches républicaines entreprises depuis près d’un an (courriers au Président, au Premier ministre, aux ministres concernés, rencontres avec les élus locaux et marches citoyennes), n’ont reçu aucune réponse officielle. « Un silence assourdissant, humiliant », dénonce-t-il. Au-delà de la question foncière, les habitants pointent une confusion administrative née de plusieurs décrets présidentiels.

 L’Imam Alioune Ndione rappelle que le décret 2021-19 a déclaré d’utilité publique le projet du port sur 1200 hectares, mais en rattachant tous les titres fonciers à Mbour, privant Yenne de toute reconnaissance officielle. Le décret 2021-1110 a ensuite déplacé les limites administratives, rendant les habitants de Toubab Dialaw administrativement dépendants de Mbour. Enfin, le décret 2023-2319, signé à quelques mois du départ de Macky Sall, a aggravé l’imbroglio. « Nous ne sommes pas contre l’intercommunalité, mais il n’est pas normal de déposséder une commune de ses terres par un simple titre foncier rattaché ailleurs », insiste l’Imam.

Le collectif formule des demandes claires : la suspension immédiate de toute nouvelle procédure d’expropriation, un audit indépendant et transparent sur les 1200 hectares déjà cédés et les 600 hectares visés, l’ouverture d’un cadre de dialogue inclusif réunissant l’État, les élus locaux, l’APIX, DP World et les représentants des populations, ainsi que la garantie de la transparence foncière et la protection des investissements de la diaspora. « Nous ne lâcherons rien. Nous voulons un Sénégal qui avance avec ses enfants, pas sur les cadavres sociaux », conclut le collectif.

Auteur: Sokhna Faty Isseu SAMB
Publié le: Mercredi 29 Avril 2026

Commentaires (3)

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    Jahman il y a 1 jour
    En tout cas à yene la municipalité est aphone et réduit à la personne du Maire. des conseillers inexpérimentés ne sont intéressés que par le foncier pour s'enrichir sur le dos des populations. Tous les maires de cette commune y compris ceux qui ont géré le domanial sont devenus des gens riches sans aucun niveau intellectuel. Le cas le plus patent se trouve à yene todd.
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    Fall il y a 23 heures
    Je te jure . Des actes de cessions sont déposés depuis l'ere mathusalem mais aucune diligence du maires et de ses agents incapables
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    vic il y a 22 heures
    Il serait judicieux de s’inspirer de l’exemple de Dubaï en encadrant strictement, voire en limitant fortement, la vente de terrains par des particuliers. Pour garantir une urbanisation cohérente et durable, la mise en place de puissants groupes immobiliers, capables de construire selon des plans d’aménagement rigoureux et conformes au Plan Local d’Urbanisme (PLU), apparaît indispensable. À l’exception de certaines initiatives, comme celles d’Alioune Sow avec les cités CSE, il est difficile d’identifier au Sénégal des quartiers véritablement bien structurés et respectant pleinement les normes environnementales. En l’absence d’une régulation plus stricte, le risque est de voir le pays évoluer vers une urbanisation anarchique, marquée par une désorganisation croissante et l’émergence de zones d’insécurité. Les quartiers de Dakar deviennent des favelas , bien que souvent associées à la criminalité, il est crucial de savoir que ces quartiers sont des lieux de violence et de criminalité, avec des risques élevés de vols. Depuis le régime de Wade, la vente de terrains s’est fortement banalisée, au point que de nombreux particuliers s’improvisent aujourd’hui vendeurs fonciers.
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    Sonko il y a 19 heures
    Mairie de yenne ne travaille pas sérieux tu dépose ton papier il ne font rien

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