CAN 2025 : Le sacre des « Lions » ou le triomphe de la résilience sénégalaise face à l’adversité
Au-delà du trophée soulevé le soir du 18 janvier 2025 à « l’enfer de Rabat », la victoire du Sénégal lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations restera gravée comme un acte d’héroïsme. Du moins, selon le sociologue et analyste politique, Mamadou Wane dit Mao.
Invité de la dominicale de Sud Fm, Objection, il s’est réjoui de ce sacre obtenu avec opiniâtreté, « dans un climat d’hostilité généralisée ». A l’en croire, les Lions ont prouvé que le football sénégalais est devenu le miroir d’une nation qui refuse de courber l’échine.
Tirant, avant toute chose, un chapeau bas à l’entraîneur Pape Thiaw, Mamadou Wane salue cette « volonté de vaincre » qu’il a su traduire en une discipline tactique rigoureuse. En effet, signale-t-il, le mérite du coach ne réside pas seulement dans le choix des hommes sur l’échiquier vert, mais dans sa capacité à avoir forgé un groupe au mental d'acier à toute épreuve.
Cette équipe, estime Wane Mao, « n’a pas seulement joué, elle a résisté. Les joueurs sont allés puiser au plus profond d’eux-mêmes cette rage de vaincre qui caractérise les valeurs sénégalaises ». Et c’est ce qui fait toute la particularité de ce trophée comparé à celui de 2021.
Ce sacre n’est donc pas un accident de l’histoire. C’est le fruit d’un long et pénible processus. Le sociologue y voit le rejaillissement du « déclic » de l’an 2000, caractérisé par alternance politique portée par la jeunesse sénégalaise. Celle-ci, souligne-t-il, a infusé dans le sport des « slogans de mobilisation » comme le célèbre « Dem ba diekh ».
C’est cette rage de vaincre, à en croire M. Wane, qui est le fil conducteur entre les héros de l'épopée 2002 (les El Hadji Diouf, Tony Sylva, Fadiga, Aliou Cissé et Pape Thiaw) et cette nouvelle génération. Cette dernière « née dans la ferveur des premiers exploits mondiaux », a grandi avec l'idée que rien n'est impossible. « C’est cette transmission de leadership qui a fait la différence », argue-t-il.
Commentaires (2)
Sur le plan strictement réglementaire, la situation est limpide. Le règlement officiel de la Confédération africaine de football (CAF) prévoit des sanctions extrêmement sévères en cas de retrait volontaire du terrain.
L’article 82 est explicite, toute équipe qui quitte la pelouse avant la fin réglementaire du match, sans l’autorisation de l’arbitre, est considérée comme perdante et éliminée de la compétition. L’article 84 va plus loin, en détaillant les sanctions : défaite par forfait (3-0) et exclusion définitive du tournoi.
Le règlement disciplinaire de la CAF confirme cette lecture. Une équipe refusant de poursuivre un match déjà entamé s’expose à une amende minimale de 20.000 dollars et, « en principe », à une défaite par forfait. Dans les cas les plus graves, une disqualification pure et simple peut être prononcée.
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