Insécurité au Mali : Violents affrontements à la frontière sénégalaise, l’axe Kayes-Kidira paralysé
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Insécurité au Mali : Violents affrontements à la frontière sénégalaise, l’axe Kayes-Kidira paralysé
Les engins qu’ils transportaient viennent d’être réduits en cendres par des hommes
Le Directeur général du Port autonome de Dakar Aboubacar Sédikh Bèye a parcouru par la route 1300 km de Dakar à Bamako en passant par Kayes pour...
Les attaques et les menaces venues des groupes installés au Mali et en Mauritanie chassent cette illusion.
Le financement de la réhabilitation de la ligne reliant les capitales sénégalaise et malienne, Dakar et Bamako, est un véritable casse-tête. Un accord avec le groupe nigérian pourrait relancer la machine.
En homme du sérail, le secrétaire d’Etat au Réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, explique la pertinence des projets de réhabilitation du chemin de fer, dans le Plan Sénégal émergent (Pse). De l’avis de cet ingénieur polytechnicien qui a travaillé à la Régie des chemins de fer et évalué beaucoup de projets de transport, la réalisation à temps des projets ferroviaires devrait avoir un impact positif sur l’économie sénégalaise.
Sur le corridor Bamako-Dakar, les chauffeurs «se transportent» en prison à cause des colis de drogue. Le trafic de stupéfiants y prend une ampleur inquiétante. Les services de sécurité du Mali et du Sénégal ont fini de tirer la sonnette d’alarme tellement les quantités de stupéfiants saisies sur cette route à vocation sous-régionale battent tous les records. Ce frêt illicite fait vivre un vaste réseau de trafiquants établis dans plusieurs pays de la sous-région. En partenariat avec l’Institut Panos, Le Quotidien a tenté de percer le fléau dans son ampleur ainsi que ses implications sur la sécurité des Etats aux équilibres sociopolitiques fragiles.
Le Premier ministre, Abdoul Mbaye, a présidé, hier, une rencontre consacrée à l’ouverture du nouveau corridor Dakar-Bamako qui doit passer par l’axe Kédougou-Saraya-Moussala. La route va faire gagner 200 km sur la distance entre la capitale sénégalaise et celle du Mali et permettra de désenclaver certaines zones à forte potentialité économique. Désormais, les automobilistes habitués du corridor Dakar-Bamako, par l’axe Tamba-Kidira-Kayes, ont le choix. Avec le nouveau corridor par le sud qui traverse Kédougou, Saraya puis Moussala, ils peuvent rallier la capitale malienne en gagnant 200 km sur la distance Dakar-Bamako.
Les chauffeurs routiers sénégalais, qui en ont assez de verser des pots-de-vin aux postes de contrôle de la police malienne, commencent à se révolter. Samedi, les transporteurs sénégalais, excédés, ont décidé de bloquer dans la ville de Kidira, au Sénégal, l’unique route qui mène au Mali. Ils ont ainsi exprimé leur solidarité avec leurs collègues blessés quelques heures auparavant lors de heurts avec la police malienne au poste de contrôle de Diboli, une ville située juste de l’autre côté de la frontière.
Les deux présidents malien Amadou Toumany Touré et sénégalais Abdoulaye Wade, ont procédé, samedi à Mahina-Mine dans le cercle de Kégnéba (Mali), au lancement officiel de la construction du pont du corridor sud Bamako-Dakar sur la Falémé. Financé avec l’appui du Japon, ce maillon essentiel à la frontière des deux pays, d’un coût de 5,4 milliards de CFA, va relier les tronçons malien et sénégalais du corridor. Après la mise en œuvre des deux corridors nord, l’ouverture du Mali à la mer sera effectuée par le chemin de fer à grand écartement prévu pour consolider l’intégration.