Cachets des lutteurs : le président de la Fédération annonce un gros changement
💡 Bon à savoir
Cette interface de recherche vous permet d'explorer toutes les archives d'actualités du Sénégal, de 2006 jusqu'à aujourd'hui. Profitez de notre base de données complète pour retrouver les événements marquants de ces dernières années.
Cachets des lutteurs : le président de la Fédération annonce un gros changement
Les promoteurs Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue caressent le rêve de réunir dans un « Big Four » les « gros bras » Balla Gaye 2, Yékini, Bombardier et Gris Bordeaux ! Reste à savoir si les deux parties sauront accorder leurs violons notamment sur la question financière. Sans compter qu’une compétition de cette envergure pourrait se révéler très coûteuse pour leurs organisateurs. Yékini, Balla Gaye 2, Gris Bordeaux et Bombardier dans un même tournoi de lutte ! C’est le souhait des promoteurs Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue qui entendent fédérer leurs forces pour co-organiser ce « Big Four » parti pour être inédit dans l’histoire de la lutte.
L’idée du plafonnement des cachets est décidément la question qui fâche dans le milieu de l’arène. Une fois de plus, promoteurs et ténors sont à couteaux tirés, à cause de la détermination des premiers nommés à vouloir limiter les cachets à 50 millions FCfa. Résultat de ce nouveau bras de fer qui n’augure rien de bon, aucune affiche d’envergure n’a été ficelée, près de trois mois après l’ouverture officielle de la nouvelle saison. Une fin d’année sans grande affiche !
Modou Lô rejette formellement les 50 millions de cachet que les promoteurs Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue proposent aux lutteurs pour le tournoi qu'ils veulent organiser. Pour le lutteur parcellois, c'est tout simplement inacceptable de voir un tel plafonnement des cachets: "La lutte est notre métier, je ne suis pas d'accord qu'on veuille plafonner les cachets. 'Yefu yabaaté la'. Aucun être humain ne peut décider du destin de son prochain", a déclaré Modou Lô dans Le quotidien Enquête. "S'ils sont incapables de nous payer les cachets que nous exigeons, qu'ils laissent tomber.
La saison de lutte 2013 / 2014 a pris officiellement fin le 31 juillet dernier. EnQuête en a profité pour faire un bilan des évènements marquants de cette saison qui a été surprenante.
Le président du Comité national de gestion (CNG) de la lutte, Alioune Sarr, estime, dans un entretien publié lundi par le quotidien Walfadjri, qu'"on ne doit pas plafonner" les cachets des combats de lutte."Je n'y ai jamais cru. Et je l’ai dit partout. Je ne savais pas ce qu’ils (les promoteurs) avaient en tête, mais j’étais convaincu que cela n’allait pas marcher.
Aziz Ndiaye a-t-il trahi le pacte signé par tous les membres du Collectif des Promoteurs de lutte, qui avait conclu à un plafonnement des cachets à 75 millions de Fcfa, en payant à Balla Gaye 2 et Tapha Tine plus de 100 millions Fcfa chacun ? «Non !», répond Gaston Mbengue, qui estime que son jeune collègue n’a fait que réaliser un "montage" qui lui permet d’atteindre ses objectifs sans puiser dans sa trésorerie.
Le promoteur du Peuple, Gaston Mbengue a fait une sortie dans la presse, il y a quelques heures. Le Don King de la lutte Sénégalaise a déclaré qu’aucun des lutteurs surnommés VIP ne vaut un cachet de 15 millions et qu’il n’est même pas sûr de pouvoir payer la somme des 75 millions que le collectif des promoteurs a arrêtée. Ce qui sonne le glas pour plusieurs lutteurs ténors menacés de saison blanche.
La riposte était attendue, elle est bien arrivée. Après la décision des promoteurs de plafonner les cachets à 75 millions FCFA à partir de cette saison, les « VIP » de l’arène, autrement dit les ténors, refusent et disent niet.
La lutte sénégalaise avec frappe (comme à la boxe, sans les gants), qui vient de boucler sa saison 2011 – 2012, traverse une mauvaise passe en raison de la violence qui la gangrène et de l’incertitude entourant le financement des combats.
Pour sa première conférence de presse de la saison de lutte 2008-2009, Alioune Sarr n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger les agissements de ses détracteurs. Face aux journalistes hier, jeudi 23 octobre, au salon d’honneur du stade Léopold Sédar Senghor, le président du CNG de lutte a déclaré, à qui voulait l’entendre, que ses collaborateurs et lui n’ont pas besoin de l’argent de la lutte pour vivre. C’est en mars 1994 que le Comité national de gestion (Cng) de la lutte a été mis en en place par Ousmane Paye, alors ministre des Sports rappelle d’emblée le président du Cng. Une longévité qui s’explique par un travail bien fait et approuvé par tous les ministres des Sports, soutient-t-il.