Céréales, acier, engrais: derrière le pétrole, des produits essentiels bloqués par la fermeture d'Ormuz
Outre le pétrole et le gaz, le filtrage drastique du détroit d'Ormuz par l'Iran a considérablement réduit les expéditions de biens et de matières premières essentiels en provenance du Moyen-Orient vers les marchés mondiaux.
Les volumes totaux de vrac sec sont ainsi passés de 7,5 millions de tonnes en février à 1,3 million de tonnes en mars, selon les données de la société de renseignement maritime AXSMarine, soit une chute de 83%.
Voici cinq chiffres reflétant l’impact considérable du blocage du détroit pour les produits de base en mars, fondés sur les données de cette société, depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l'Iran le 28 février.
Parmi les marchandises sèches, les exportations de "produits de base en vrac" concernent des matière premières minérales telles que le calcaire (destiné à la fabrication du ciment), le soufre (pour la production d'engrais et de produits chimiques industriels) ou encore le gypse (pour la construction, l’agriculture et l’industrie manufacturière).
Les expéditions de cette catégorie de produits à travers le détroit ont chuté de 93% en mars par rapport à février, passant de près de cinq millions de tonnes à seulement 326.000.
Les engrais, comme l’urée, sont essentiels à la production agricole. Les exportations transitant habituellement par Ormuz sont généralement destinées au Brésil, à la Chine, à l’Inde et à l’Afrique.
Les expéditions d’engrais via le passage ont drastiquement diminué, de 92%, passant de plus d’un million de tonnes en février à seulement 82.000 en mars.
Essentiel à la fabrication de l'acier que l'on retrouve dans tous les domaines, du bâtiment à l'automobile en passant par les machines, le minerai de fer a vu ses exportations tomber de 65 % en mars par rapport au mois précédent, passant de plus de 530.000 tonnes à 186.000.
Les expéditions d’acier via Ormuz ont chuté de 93%, passant de près de 162.000 tonnes à 11.000.
Les expéditions de céréales à travers le détroit en direction de l’ouest ont plongé de 92%, passant de 2,3 millions de tonnes à 196.000.
AXSMarine a précisé à l’AFP qu’une part importante des marchandises expédiées en mars était constituée de cargaisons non identifiées, en raison des perturbations ou de la manipulation des signaux des navires dans la zone de conflit.
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