Une nouvelle explication des lettres mystérieuses du Coran Hurūf al-muqaṭṭaʿāt
Dans la tradition musulmane, les ḥurūf al-muqaṭṭaʿāt, c’est-à-dire les lettres isolées qui ouvrent vingt-neuf sourates du Coran, sont considérées comme faisant partie des mystères de la révélation. La majorité des exégètes classiques affirment que leur sens ultime n’est connu que d’Allah, ce qui est la réalité pour tout l’univers.
D’autres interprétations ont toutefois été proposées : certains savants y voient un rappel que le Coran est composé des mêmes lettres que la langue arabe tout en demeurant inimitable, tandis que d’autres les interprètent comme des symboles, des abréviations de noms divins ou des signes ayant une dimension spirituelle. Malgré ces différentes hypothèses, la position la plus répandue dans la tradition islamique reste que ces lettres appartiennent au domaine du mystère divin.
Par la grâce d’Allah ﷻ, vous trouverez ci-dessous une nouvelle vision que j’espère, in shā’ Allāh, éclairante. Les ḥurūf al-muqaṭṭaʿāt sont les quatorze lettres suivantes :
Le Coran, en présentant des lettres isolées au début de certaines sourates, semble s’adresser particulièrement aux lettrés, notamment aux fils d’Israël, désignés comme « les Gens du Livre ». À l’inverse, les Mecquois sont souvent qualifiés d’« illettrés ». Ce lien entre ces lettres mystérieuses et les anciennes Écritures, en particulier la Torah, mérite donc d’être exploré.
Dans le Livre 13.7 Le code de l’Univers crypté dans la prière musulmane : la Salāt et l’article Je vous présente le Pharaon de Moussa, nous avons proposé une datation du début de la mission de Moussa (Moïse) vers 1800 av. J.-C., ainsi qu’une identification de son adversaire Pharaon.
Cette période nous a conduits à nous interroger sur la langue de la révélation transmise à Moïse. Les Hébreux ayant vécu au moins un millénaire en Égypte, plusieurs questions se posent : la Torah originelle fut-elle révélée en égyptien ancien ? Ou dans une écriture antérieure, comme le proto-sinaïtique ? L’archéologie apporte ici un élément intéressant : des inscriptions proto-sinaïtiques, découvertes, dans les mines égyptiennes, dans le sud du Sinaï et datées autour de 1800 av. J.-C., sont considérées comme les ancêtres du paléo-hébreu. C’est dans ce contexte que nous faisons le liens entre les ḥurūf al-muqaṭṭaʿāt et l’alphabet des premières révélations anciennes.
L’alphabet Paléohébraïque et leurs sens figuratifs d’origines


Dans l’écriture hiéroglyphique de l’Égypte antique, un même signe peut remplir plusieurs fonctions à la fois. Il peut d’abord représenter un son (comme une lettre), mais aussi un mot ou une idée directement, en tant qu’image signifiante. Ainsi, les hiéroglyphes combinent simultanément valeur phonétique et valeur symbolique, ce qui en fait un système d’écriture à la fois sonore, visuel et conceptuel.
Les découvertes archéologiques des premières écritures proto-sinaïque apparenté au paléohébraïque date de 1800 avant JC (donc justement à l’époque de Moïse) et il y a d’autres recherches récentes qui ont révélés d’autres écris à proximité de Louxor qui date de -1900 avant JC. Donc on peut conclure que le Proto-sinaïque et le Hiéroglyphique ont existé en même temps dans la même région et soutenir que leur alphabet avait les mêmes fonctions : un système d’écriture à la fois sonore, visuel et conceptuel.
Nous soutenons comme nous allons le démontrer tout au long de ce document, que l’alphabet proto-sinaïque (paléohébraïque) est originaire des écris religieux des feuilles d’Abraham qui ont dû suivre la lignée d’Isaac et de Jacob (Israël) et conservé comme héritage culturel et liturgique au sein de fils d’Israël (comme cela l’a été jusqu’au 6ème siècle avant JC, ou avec le Latin au sein de l’église catholique). Les correspondances phonétiques et même de forme avec l’Arabe des descendants d’Ismaël (le fils ainé d’Abraham(PSL)) nous renforce dans notre hypothèse d’un héritage Abrahamique commun au Juilfs et aux Arabes.
Nous allons montrer dans ce document comment la correspondance entre les Hurūf al-muqaṭṭaʿāt et l’alphabet proto-sinaïque (Paléohébraïque), l’alphabet de la vrai Thora, révèle le sens de ces lettres mystérieuses. Car en effet comme le Coran nous le dit, la Thora, l’Évangiles et le Coran sont les différentes parties d’un même Livre : Par Allah ! Nous avons effectivement envoyé (des messagers) à des communautés avant toi. Mais le Diable leur enjoliva ce qu'ils faisaient. C'est lui qui est, leur allié, aujourd'hui [dans ce monde]. Et ils auront un châtiment douloureuxS16V63. Et Nous n'avons fait descendre sur toi le Livre qu'afin que tu leur montres clairement le motif de leur dissension, de même qu'un guide et une miséricorde pour des gens croyants.S16V64
Étude du Alif, Lam, Mim : ا ل م (lecture de la droite vers la gauche en lecture arabe) présents en entête des Sourates 2,3,29,30,31,32.


Commentaire 2 : Remarques historiques
Les juifs (fils d’Israël) ont été déportés à Babylone en Irak par Nabuchodonosor II. Avant l’exil, les Israélites utilisaient l’écriture paléohébraïque. Toutefois, une fois déportés à Babylone, les Judéens se retrouvent dans un environnement où la langue et l’écriture dominantes sont l’araméen, qui sert de langue administrative dans l’ensemble du Proche-Orient. Au fil du temps, l’araméen devient progressivement la langue de communication quotidienne des communautés juives exilées. L’hébreu, quant à lui, continue d’être utilisé principalement dans les contextes religieux et liturgiques. Parallèlement à ce changement de langue, un changement d’écriture se produit également. Sous l’influence de l’administration araméenne, les scribes juifs adoptent progressivement l’écriture araméenne impériale. Cette écriture évoluera pour devenir ce que l’on appelle aujourd’hui l’écriture hébraïque carrée, qui est toujours utilisée dans les manuscrits de la Bible hébraïque et dans l’hébreu moderne.
Ainsi, après le retour d’exil au 6ème siècle av. J.-C., les textes sacrés commencent à être compilés dans cette nouvelle graphie, tandis que l’ancienne écriture paléohébraïque (celle de la vrai Thora de Moïse) disparaît progressivement, sauf dans certaines traditions comme celle des Samaritains.
D’ailleurs tout porte à croire que le proto-sinaïque a co-existait avec les hiéroglyphes chez les juifs d’Égypte. Ces derniers l’avaient certainement, comme texte religieux, depuis les feuilles sacrées d’Abraham via Jacob (Israël) plus de 1000 ans avant Moïse. f
Commentaire 3 : Le Coran un miracle visuel permanant, une réhabilitation des anciens Livres perdus.
Avec les Hurūf al-muqaṭṭaʿāt, le Coran réhabilite les anciennes parties du Livre sacré, se rattache à elles et montre clairement aux savants juifs que le Prophète Muhammad (PSL) est bien un prophète, qu’il est l’héritier d’Abraham (PSL) et qu’il vient rétablir l’original du Livre de Moïse. Et c’est un message miséricordieux au monde qui, désormais, a accès au message original d’Allah, qui est la seule référence exempte de tout doute.
Toutes les sourates commençant par Alif Lam Mim relatent, dans leur majeure partie, la création de la vie, la vie qu’Allah donne par miséricorde, les vies détruites pour mécréance, l’Exode, l’acceptation de l’Islam qui fait revivre les cœurs. Alif, Lam, Mim est donc ainsi tel un sous-titre. Cela à l’image des livres de la Bible (Livre de l’Exode, Livre de la Genèse…).
Une question s’impose : comment un Arabe du VIe siècle, illettré, habitant à La Mecque, vivant à 500 km (deux semaines de caravane) de la plus proche communauté juive, peut savoir que l’écriture proto-sinaïque existe, que c’est la langue de la vraie Thora, et que c’est l’ancêtre du paléohébraïque ? Et de surcroît en maîtriser les plus profonds secrets, alors même que les Hébreux eux-mêmes l’avaient perdue depuis plusieurs siècles ? Sinon par la révélation d’Allah.
Dans une dimension infiniment inférieure, j’ai pour ma part rêvé qu’on m’avait servi du lait et donné le conseil de faire attention à la pureté de l’argent que j’utilise. Au réveil, me voilà avec la compréhension de ce que je vous expose au sujet des Hurūf al-muqaṭṭaʿāt. Je vous proposerai, in shā’ Allāh, une série d’articles sur ce sujet, accessibles sur www.at-tawbah.org .
Commentaires (2)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.