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Sénégal-FMI : ce qui s’est vraiment dit «derrière les sourires diplomatiques»

Auteur: Senewebnews-RP

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Sénégal-FMI : ce qui s’est vraiment dit «derrière les sourires diplomatiques»

En marge des réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI à New York, une délégation sénégalaise conduite par les ministres Cheikh Diba (Finances et Budget) et Abdourahmane Sarr (Économie, Plan et Coopération) a échangé avec la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva. Si l’objectif est d’aboutir à un nouveau programme, « derrière les sourires diplomatiques, des divergences profondes sur la trajectoire économique du Sénégal » subsistent, selon L’Observateur.

Le refus de la restructuration face à l’exigence de rigueur

Le Sénégal maintient une position ferme, précise la même source. Le pays « refuse toute restructuration de la dette, conformément à la ligne défendue par Ousmane Sonko ». Le nouveau régime privilégie un assainissement interne des finances publiques sans recourir à un rééchelonnement forcé.

En face, le FMI place la question du « misreporting » - qui fait suite au scandale de la « dette dite cachée » - au cœur des échanges. L’institution exige désormais une transparence totale et une « gestion budgétaire saine » comme préalable à tout nouvel engagement financier.

Croissance et hydrocarbures : les points de friction

Le principal blocage réside dans le cadrage macroéconomique, notamment sur les prévisions de croissance hors hydrocarbures. Le ministre Cheikh Diba, cité par le quotidien du Groupe futurs médias, a mis en exergue ce fossé lors des discussions :

« Nous pensons que les hypothèses du FMI sont pessimistes sur la situation économique du Sénégal, et le FMI estime que nos projections sont optimistes. »

Ces lectures divergentes sur la capacité de l'économie sénégalaise à générer des ressources propres, au-delà de la manne pétrolière et gazière, freinent pour l'instant la conclusion d'un accord définitif. Toutefois, les deux parties convergent vers une « solution commune » sur le processus de redressement, laissant entrevoir l'espoir d'un consensus prochain.

Auteur: Senewebnews-RP
Publié le: Mercredi 15 Avril 2026

Commentaires (7)

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    habs il y a 1 semaine
    si je comprends bien, nos ressouces ne doivent pas etre des facteurs de croissance, contrairement à d'autres. tuas du petrole du gaz, et d'autres ressources naturelles, sur les quelles d'autres comptent pour entretenir leur croissance et pour nous, cela ne devrait pas faire parti des facteurs de developpement. j'ai vu hier un graphique, sur les 10 pays les plus endettés par le FMI, notre pays n'en fait pas parti, et ceux qui y sont ont aujourd'hui des probleme d'lectricité, je veux citer ici la cote d'ivoire. je pense sincerement qu'il faut continuer sur cette voie et ne pas ceder à cette dame en rouge. il faut que les choses changes et qu'on accepte un moment de soufrir.
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    FMI il y a 1 semaine
    Tu as du pétrole et du gaz mais tu n’en as pas beaucoup pour lever les fonds que tu veux en crédit. De toute façon tu ne sais pas encore gérer l’argent, alors on va t’apprendre.
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    Mon pays il y a 1 semaine
    FMI mon fils, y a quoi?? Papa, le FMI, bon je dirais que... C’est comme vous et moi. C’est a dire que, euh ...tout arbre tient sur ses propres racines. La force de toute existence tient ses racines. Sans racines, on est rien Le meilleur arbitre, reste et demeure le TEMPS(CHRONOS).
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    Penda il y a 1 semaine
    Bientôt Sonko va faire une déclaration pour attaquer le FMI et remettre du sable dans le couscous.
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    Zeng il y a 1 semaine
    Tu veux dire attaquer encore, parce qu’il a déjà mis du sable
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    Correction il y a 1 semaine
    Les Spring Meetings se passe à Washington Dc pas New York. Le gouvernement Senegalais tiendra bon, et démontrera aux Africains qu’on a pas besoin de IMF👌
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    @Mbaye il y a 1 semaine
    Il y a justement des choix non neutres selon le type de projection choisi ou imposé. La projection de Mercator que nous voyons ici est la plus utilisée, mais, comme toutes les autres, elle reflète une vision qui déforme le monde, tout en traduisant et en entretenant des biais. Cette carte, au-delà de toujours mettre le Nord au-dessus, crée aussi des distorsions faisant des zones proches des pôles plus grandes que la réalité, et celles proches de l'équateur, comme l'Afrique et l'Amérique latine, beaucoup plus petites que la réalité. L'idée n'est pas forcément de remettre en question le fait que le Nord est toujours mis au-dessus et le Sud en dessous, ni de choisir d'autres projections tout aussi imparfaites. Mais il est important d'être conscient des choix, souvent non neutres, et de toujours garder un esprit critique.
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    Xeme il y a 1 semaine
    .Tant que le FMI n'obtient pas la restructuration de la dette du Sénégal, une situation vers laquelle l'engagement de Firaouna Sall pour un nationalisme bien placé devait nous mener, pour que le Sénégal devienne propriété des Black Rock ce qui aurait pu faire de l'île de Gorée une propriété d'Israël, tant que le FMI n'obtient pas cela, il ne faut pas attendre de lui une bonne parole ou un bon geste. L'arrivée du pouvoir Pastef à la tête du Sénégal a mis un frein à un processus que Macky Sall avait accepté pour que le Sénégal ne soit plus un pays souverain. Et ce frein du processus, c'est ce qui fait mal au FMI. Et pourtant il n'y a même pas besoin d'avoir un cerveau pour comprendre. Regardez la reconfiguration du monde en cours actuellement, imaginez un pays qui n'a pas la liberté de choisir où se ranger, à cause de ses dettes. C'est la situation où Macky avait mené le Sénégal. Et c'est fait exprès. C'est fait exprès. C'était sa mission depuis la légion d'honneur de 2008. Un exemple qui a eu lieu récemment: dans cette guerre de l'Iran, le Pakistan est apparu dès le début comme ne soutenant pas les USA et Israël. Sa position n'a pas plu aux EAU, surtout lorsqu'il a refusé la demande d'implication que les Émirats lui avaient fait. Alors les EAU exigèrent le payement d'une dette de 5 milliards que le Pakistan leur devait. Le Pakistan paya aussitôt. Ironie de l'histoire: moins d'un mois après c'est L'Arabie Saoudite qui signe un accord de défense avec le Pakistan pour remplacer les USA, et c'est 13000 soldats pakistanais et 30 avions de combat qui se déploient dans ce pays, à la frontière des EAU. Les Émirats avaient voulu jouer sur l'absence de liberté du Pakistan à cause de la dette. Heureusement que le Pakistan pouvait payer. Mais aussi heureusement qu'il n'y avait pas de pakistanais et de médias pakistanais à souhaiter chaque jour, et à œuvrer, pour que leur pays ne puisse jamais payer pour pouvoir l'écrire dans les médias pour des raisons politiques.
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    Xeme il y a 1 semaine
    .Rappelez-vous que le Burkina Faso a payé totalement toutes ses dettes extérieures, en 3 ans, en étant totalement bloqué par le FMI. Aujourd'hui, c'est le FMI qui l'avait bloqué qui lui court derrière pour en faire un client. Bien sûr que le Burkina a deux avantages sur le Sénégal: le pouvoir burkinabé n'a pas hérité de dettes cachées, et dans le peuple intègre burkinabé il n'y a pas une opposition et des médias qui travaillent pour que le FMI ait raison sur leur pays.

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