Le je – première personne du singulier – est détestable ; tout comme
le moi est haïssable. Mais, ils siéent amplement au moment. Détestable
et haïs- sable à souhait, mais surtout alarmant. Détestable et
haïssable, car puant à mille lieues un mensonge pensé par d’autres et
architecturé pour partie par un corps de métier auquel j’appartiens. Des
conséquences de ce qui précède, il m’est aussi donné à voir que le
moment est singulièrement alarmant, car projetant une insoutenable image
d’une Autorité qui se cherche, pour ne pas dire faible, écartelée,
livrée aux influences des théoriciens et exécuteurs du mensonge.
il y a 12 ans
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