Par un effet de miroir saisissant avec l’histoire, le tandem au sommet de l’État sénégalais semble aujourd’hui rattrapé par les démons de la dualité.
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Par un effet de miroir saisissant avec l’histoire, le tandem au sommet de l’État sénégalais semble aujourd’hui rattrapé par les démons de la dualité.
Suzanne Sy : “Naître femme au Sénégal suffit pour être une féministe”
Féminicides : « Luy Jot Jot Na », le cri d’alarme après 18 femmes tuées en 2025
Il aspirait à devenir le 4e président de la République.
Non, l'AFP ne connaitra aucune turbulence !
« C’était chaud, hier, à l’aéroport », s’exclame L’Inter. « Le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, est rentré à Abidjan hier dimanche, après des "vacances parlementaires" de près de trois mois.
Une bonne dose d'intuition, une part de risque et un joli concours de circonstances ont guidé Emmanuel Macron vers l'Elysée en empruntant la voie express, quelques mois après avoir lancé son parti et chamboulé le paysage politique, à 39 ans seulement.
Bouclier de Ousmane Tanor Dieng durant plusieurs années, Barthélemy Dias multiplie aujourd’hui les sorties au vitriol contre le secrétaire général du Parti socialiste. Moins d’une semaine après sa plainte contre Tanor et la direction du Ps, le maire de Mermoz-Sacré Cœur voit resurgir comme une épée de Damoclès sur lui la tragique journée de la fusillade du 22 décembre 2011. Explications de la déchéance d’un «fils» auprès de son «père» protecteur qu’il tente de «tuer».
"Dieu seul le sait..." C'est la réponse que le maire de Dakar, Khalifa Sall, a l'habitude d'adresser à ceux qui l'interpellent sur ses intentions concernant la prochaine présidentielle. "Personne ne peut dire ce qu'il a réellement en tête", témoigne l'un de ses conseillers. Animal politique à sang froid, qui évite soigneusement actions précipitées et annonces tonitruantes, Khalifa Sall, 59 ans, cultive le mystère. Au palais de la République, on n'a pas attendu qu'il lève le voile sur ses ambitions pour le considérer comme le futur challenger du président sortant.
Les frondeurs ont sapé définitivement le dogme de la primauté absolue de Abdoulaye Wade sur eux. Dans cette empoignade, il pâtit d’un lourd handicap. Chute du régime, image écornée par les scandales post-pouvoir, rébellion de ses ex-fidèles trentenaires, l’ancien chef de l’Etat est tombé du haut de son piédestal. Après 26 ans d’opposition, 12 ans de pouvoir, Wade entame une troisième vie controversée. Que reste-t-il alors du «Pape du Sopi» ?
Pour un docteur en sciences économiques, il faut dire que Abdoulaye Wade a eu une gestion peu orthodoxe du Sénégal. Son héritage fut son boulet et conduisit à sa perte. Mais ces douze années de « wadisme » sont aussi un sujet d’angoisse pour le nouveau locataire du palais de Dakar, tant le pillage des ressources de l’Etat fut érigé en règle de gouvernance. Ce qui a frustré le peuple sénégalais désormais décidé à exercer une surveillance étroite sur la gestion de la chose publique.
Le leader du parti Rewmi en cas de second tour devra opérer un choix difficile voire impossible entre son rival de toujours, Macky Sall, et son père d’emprunt, Abdoulaye Wade.
Je me souviens juste après l’alternance de 2000 quand le Président Abdoulaye Wade nous recevait mes frères du MEEL de Paris et moi à l’Hôtel Meurice, c’est moi-même qui lui avais remis et présenté le Mémorandum des jeunes étudiants de la diaspora. Nous étions vraiment euphoriques, contents espérant un réel changement tant attendu par cette génération qui en avait marre d’un régime ploutocratique.
Bonjour Prince Karim, et joyeux anniversaire, j’espère que vous vous portez bien. Tout d’abord, permettez-moi de m’enquérir de la santé de Sa Majesté, votre père, Abou, comme l’appellent ses petits enfants. J’ose espérer que le « brûlot de l’été » n’a pas perturbé son agréable séjour en territoire helvético-français, et qu’il ne souffre pas trop du syndrome de la montgolfière à cause de ses longs séjours dans les airs. Vous comprendrez aisément mon inquiétude, car en dehors des dérives du Sopi ou scandales infiniment rapportés par la presse, j’ai eu très peu de vos nouvelles, depuis ma dernière correspondance d’il y a un an publiée dans Le Quotidien, et qui avait valu à Mamadou Biaye, le directeur de publication, une convocation à la Dic, pendant 7h d’intimidation et de bavardages futiles.
Nous ne sommes pas dans un drame shakespearien. Les Ides de mars ont encore frappé, loin de l’empire romain où Jules César, malgré les mises en gardes répétées de sa femme, décide de se rendre au Sénat où l’attendaient les conspirateurs de pied ferme. Son entêtement lui a valu un parricide. En décidant de voler au secours de son fils en quête désespérée de légitimité, Abdoulaye Wade et sa « cour » ont été foudroyés par le suffrage des électeurs souverains à qui on ne se substitue pas. Dans l’histoire de la République, Wade sera le premier et le dernier président à vouloir changer le destin de tout un peuple pour parachuter son fils au sommet de la gloire. Voilà un rêve qui s’effondre, ou plutôt une illusion qui se cogne à la triste réalité des choses.
La Génération du concret fait preuve d’une obscure abnégation, quand elle s’engage dans la provocation. Elle s’acharne sur un accusé, Malick Sonko, en même temps qu’elle chante la promotion d’un repris de Justice, Hassan Bâ. Cet ancien « madamedioufiste » bien connu des milieux judiciaires suisses sera chargé de la « Foire de projets », la nouvelle trouvaille d’Abdoulaye Wade. Mais la famille n’en est pas à sa première provocation en la matière. Le modèle de réussite du Pds, Mbagnick Diop, a fait toutes les grandes prisons de France pour trafic de drogue, avant de finir entrepreneur en chef de la Génération du concret. Quand quelqu’un se livre à un trafic de visas à un niveau aussi élevé, on le livre à la Justice.
Maître a exposé, au cours d’un conseil présidentiel sur l’agriculture (on devrait ajouter : « et l’élevage »), le vendredi 18 avril 2008, les grandes lignes d’un nouveau projet (encore un !) : « Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance » (Goana). Sur le papier, la Goana, prévoit deux millions de tonnes de maïs, trois millions de tonnes de manioc, 500 000 tonnes de riz et deux millions de tonnes pour les autres céréales (mil, sorgho, fonio). Pour l’élevage, les objectifs portent sur une production de 400 millions de litres de lait et 435000 tonnes de viande.
Le changement dans le changement ou le sopi ci bir sopi . Voilà ce que j’avais annoncé pour dire qu’entre Abdoulaye Wade et la population sénégalaise , une fascination demeurait même si ce n’était plus le coup de foudre du début . Entre Wade et les Sénégalais , la relation affective est aujourd’hui arrivée à maturité . Les élections qui viennent de se terminer ont redéfini les identités du couple . C’est la fin de l’ambiguïté identitaire . Le peuple sénégalais a sorti Wade des querelles de mémoire et de paternité de l’alternance . Wade sait aujourd’hui que c’est lui que le peuple sénégalais a élu . Les Sénégalais savent ce qu’ils ont fait : c’est Wade qu’ils ont porté au pouvoir et dans des conditions bien précises . Le couple a redéfini son territoire .
Burlesque. Abracadabrant. Désopilant et désolant. Franchement triste. A certains endroits d’un ridicule effarant. On aura beau épuiser jusqu’à la lie la sémantique des horreurs et autres expressions tirées du lexique des égouts que l’on n’arriverait pas vraiment à qualifier la comédie époustouflante offerte, hier, au Palais Léopold Sédar Senghor, pour les besoins de l’audience surprenante entre le Président Wade et son ex-«fils d’emprunt», Idrissa Seck. Un spectacle d’une puanteur repoussante, d’une amoralité indicible et d’une félonie fracassante, au cœur même du Palais, perclus de son statut de premier sanctuaire de la République.
Entre Me Ousmane Ngom et Idrissa Seck, les relations n'ont pas toujours été exécrables. Les deux hommes se sont connus en France, en 1981. A l'époque, le jeune Idrissa Seck était venu à Paris pour faire le concours de Hec. Me Ousmane Ngom qui était déjà étudiant à la Sorbonne en Dess de Sciences politiques, l'avait pris sous son aile protectrice. Selon certains témoignages, Me Ousmane Ngom l'avait hébergé et faisait même souvent de la cuisine pour Idrissa Seck qui n'avait pas encore milité au Pds. A ce moment, Me Ousmane Ngom, militant du Pds, s'activait avec Mody Sy et Youssou Diagne, au sein de l’Organisation des travailleurs étudiants en France. C'est seulement en 1986 après le départ de Serigne Diop qu'Idrissa Seck a été invité à la table du bureau politique du Pds.