«J’aime bien Macron, mais il ne va pas rester là très longtemps»
Interrogé sur sa participation au G7 à Paris, jeudi, le président américain a répondu «non», tout en prenant soin de minimiser le rôle à venir du président français.
Donald Trump a rejeté mardi l’invitation lancée par le président français Emmanuel Macron à une réunion du G7 à Paris, prévue jeudi et finalement repoussée.
Interrogé lors d’une conférence de presse pour savoir s’il pourrait s’y rendre, le président américain a répondu: «Non, je ne ferais pas ça. Parce que, vous savez, Emmanuel ne va pas rester là très longtemps. C’est un de mes amis. C’est un type sympa. J’aime bien Macron, mais il ne va pas rester là très longtemps, comme vous le savez», a-t-il dit.
La semaine prochaine
En soirée, le ministre français de l’Economie Roland Lescure a annoncé sur France 2 que la réunion entre les ministres des Finances du G7 est décalée à «la semaine prochaine».
Les invitations pour le G7 finances ont bien été envoyées pour ce mercredi, précise le ministère auprès de l’AFP, mais «en raison du sommet de Davos et de pures questions d’agenda et afin de permettre la disponibilité de tous les ministres, le premier G7 finances se tiendra la semaine prochaine».
Au niveau des chefs d’Etat, Emmanuel Macron avait aussi initié un G7 mais Donald Trump a annoncé mardi qu’il rejetait l’invitation.
«On a des désaccords»
«On a des désaccords profonds (ndlr: avec les Etats-Unis), mais le mieux quand même, ça reste de continuer à en parler en montrant les armes dont on dispose», a déclaré Roland Lescure quant à cette réunion qui devait se tenir en visioconférence.
«On fait face à un risque de basculement de l’ordre international et économique mondial, tel qu’on le connaît depuis 80 ans. L’ONU, le Fonds monétaire international, le G7 qui fête ses 50 ans... Ce sont des institutions qui visaient et qui doivent toujours viser à pouvoir négocier, discuter et échanger en toute franchise», a-t-il affirmé.
«L’Europe, c’est aujourd’hui une puissance au fond insoupçonnée, qui s’ignore un peu. Nous avons le plus grand marché du monde, quand vous négociez avec quelqu’un qui s’assied avec un pistolet sur la table, il faut pouvoir aussi montrer vos armes, et on en a», a continué le ministre, en qualifiant la relation actuelle avec les Etats-Unis d'«extrêmement difficile».
L’UE possède notamment un instrument anti-coercition de poids, dont l’activation a été évoquée par Emmanuel Macron. Comparé par certains à un «bazooka» et pensé comme un instrument de dissuasion, il vise à répondre à tout pays qui utiliserait des armes commerciales pour faire pression sur l’un des 27 Etats membres. Il permet en particulier de limiter les importations provenant d’un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.
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