Thiès : Le guérisseur G. Diop abuse de sa patiente lors d'un « bain mystique » et prend 10 ans !
Le guérisseur G. Diop a été fixé sur son sort ce mardi 12 mai par la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès. Poursuivi pour viol et charlatanisme sur la jeune K. Tine, il a été déclaré coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Les faits, jugés le 15 avril 2026, s'étaient déroulés à Tatène Sérère, dans la commune de Notto Diobass.
Le récit glaçant de la victime
L'affaire a éclaté le 5 juin 2023, lorsque K. Tine a déposé plainte auprès de la Section de recherches de Thiès. Souffrant de crises mystiques (farou rab) depuis 2019, elle s'était rendue chez le tradipraticien G. Diop sur recommandation d'un proche. Lors de sa seconde visite, alors qu'elle était accompagnée de sa grand-mère et d'un cousin, le guérisseur l'a invitée à se déshabiller pour un bain mystique dans un espace isolé appelé « khambe ».
K. Tine a raconté qu'au moment de se laver, G. Diop l'a rejointe et a commencé à la caresser jusqu'à ce qu'elle perde connaissance. À son réveil, elle a constaté des saignements et des douleurs abdominales, tandis que le prévenu s'essuyait le sexe. Pour toute explication, ce dernier lui aurait simplement intimé l'ordre de garder le silence.
Des aveux rétractés à la barre
L'enquête révèle que l'accusé a multiplié les versions. Devant les enquêteurs, il a d'abord prétendu que la victime s'était jetée sur lui nue. Devant le juge d'instruction, il a finalement avoué avoir forcé la pénétration après avoir caressé la jeune femme, précisant avoir vu du sang après l'acte. Cependant, à la barre, G. Diop a nié catégoriquement toute relation sexuelle, affirmant que la victime prenait ses bains seule.
Le certificat médical a pourtant confirmé les accusations, faisant état d'une déchirure hyménéale récente saignant au contact. Malgré le pardon exprimé par la victime dans une lettre de désistement, le procureur a estimé que les faits étaient constants et avait requis 15 ans de réclusion.
La défense plaide le doute
Les avocats de la défense, Mes Ayi, Faty et Gomis, ont tenté de semer le doute en soulignant l'invraisemblance d'un viol commis alors que la famille de la victime se trouvait à proximité. Ils ont plaidé l'acquittement pur et simple, arguant que les dénégations finales de l'accusé devaient bénéficier au prévenu. Le tribunal ne les a pas suivis, confirmant la culpabilité du guérisseur.
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