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Canal+ dans l’arène, la presse sénégalaise dans les gradins

Auteur: Mbaye Sadikh

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Canal+ dans l’arène, la presse sénégalaise dans les gradins

Le combat royal ayant opposé hier Modou Lo, désormais ex-roi des arènes, et Sa Thiès, le nouveau couronné, a été diffusé dimanche en exclusivité sur Canal+, une première dans le sport de chez nous. Il y avait également l’ambassadeur de France au stade et le retour de nombreux sponsors. Pour certains, c’est un signe de renouveau qui augure des lendemains meilleurs pour la lutte. Cependant, un fait mérite réflexion, car il pourrait être annonciateur. Avec l’arrivée de Canal+, les médias sénégalais ont été interdits de leur lieu habituel et relégués dans les gradins. Ainsi, la presse étrangère s’installe dans l’arène et envoie la presse nationale dans les tribunes.

Pour certains, c’est la loi des affaires : Canal+ a payé les droits de diffusion, il conserve l’exclusivité. Vu sous cet angle capitaliste, cela peut se comprendre, car il n’y aurait rien à signaler. Mais en vérité, cette situation est assez symbolique des relations de pouvoir et de domination médiatiques entre les grandes puissances et les pays pauvres, notamment ceux de l’Afrique. Ce qui s’est passé dimanche n’est qu’une pièce parmi d’autres qu’il faut assembler pour comprendre l’ensemble du puzzle.

Si Canal+ s’est intéressée à la lutte sénégalaise, c’est qu’elle a perdu beaucoup de terrain en Europe, notamment dans le domaine du sport où il ne lui reste presque plus rien en Ligue des champions et dans les championnats européens. Même en Ligue 1 française, Canal+ a connu un net recul. Les pays du tiers-monde deviennent donc un nouveau terrain de conquête pour Canal+ sur les plans culturel et sportif.

Et pour ne pas se limiter à l’Afrique francophone, Canal+ a acquis MultiChoice, le géant sud-africain qui était jusqu’ici son équivalent dans le monde anglophone. Une diversification qui, étrangement, rappelle la stratégie de Emmanuel Macron, qui a décidé d’élargir le partenariat français aux pays africains anglophones face à une perte de vitesse de Paris dans la zone francophone. Avec cette acquisition, la multinationale française se positionne comme leader de la télévision payante et se prépare à conquérir l’Afrique.

Sunu Yeuf et Marodi

Cette stratégie est déjà en cours au Sénégal. Avant la lutte, Canal+ s’est d’abord dotée de la chaîne Sunu Yeuf, spécialisée dans la diffusion des séries sénégalaises. Elle a ensuite intégré le capital de Marodi TV, une maison de production de séries sénégalaises. Depuis lors, beaucoup de ces productions sont diffusées exclusivement sur Sunu Yeuf. La censure exercée sur les télévisions sénégalaises pour vulgarité et scènes obscènes semble bénéficier à Sunu Yeuf qui, apparemment, n’est pas concernée par ce filtre.

Ainsi, ce sont les médias sénégalais qui perdent progressivement ce public friand de téléfilms au profit de Canal+. Aujourd’hui, si un sondage était réalisé, il est fort à parier que Sunu Yeuf ferait partie des chaînes les plus suivies à Dakar. Ce ne serait même pas une surprise si elle était la plus regardée, tant les femmes raffolent des séries.

Il est donc temps pour le gouvernement « souverainiste » du Sénégal de se doter d’une politique claire et ambitieuse pour la presse afin d’éviter une recolonisation médiatique. La France est certes en train de perdre en Afrique la guerre d’influence sous son aspect informationnel (RFI, France 24), mais elle semble se reconvertir dans le divertissement à travers Canal+ et TV5.

Ce qui se joue actuellement dépasse de loin le groupe Canal+, qui n’est qu’un acteur parmi d’autres. Cette course vers le « cerveau humain disponible » (Patrick Le Lay) en Afrique se mène entre les grandes puissances. Et le Sénégal est devenu un nouveau terrain de jeu. Mais Dakar n’est que la porte d’entrée d’une compétition qui vise tout le Sahel.

RT, CGTN, TRT, Medi 1, ZOA

Aujourd’hui, la télévision russe RT s’est dotée de correspondants dans de nombreux pays de la sous-région. L’équipe de RT a été renforcée à Dakar. Depuis quelques semaines, cette chaîne met l’accent sur le Sénégal avec des émissions plusieurs fois rediffusées sur le Musée des civilisations noires, l’IFAN ou encore un film sur la migration des jeunes filles.

À côté de la Russie, il y a la Chine, qui dispose d’une radio au Sénégal. Les productions de CGTN sont de plus en plus présentes dans les journaux télévisés des chaînes publiques africaines. Pékin a également noué des partenariats avec des médias publics et privés sénégalais, incluant des séjours de journalistes en Chine, sans doute pour mieux se positionner dans la guerre des récits.

La Turquie a ses canaux dirigés vers Dakar et ses voisins (TRT, Anadolu). Elle a aussi recruté et envoyé des journalistes sénégalais en Turquie, sans compter les correspondances locales. Il en est de même du Maroc avec Medi 1, une radio qui dispose de toute une équipe à Dakar.

En fin d’année, Al Jazeera a organisé à Dakar, en octobre dernier, une série d’activités de formation destinées aux acteurs de l’écosystème de la presse. Mais c’était aussi un moyen de mieux se faire connaître. À cette occasion, un responsable a révélé l’ambition de la chaîne qatarie de se doter d’un canal destiné à la zone francophone. Face à toutes ces offensives, la France s’est récemment ajustée en visant la jeunesse via ZOA, une chaîne numérique créée par France 24.

Toutes ces initiatives montrent, si besoin en était, la guerre d’influence médiatique à laquelle les puissances se livrent dans la région, avec Dakar comme point stratégique. C’est dire que les journalistes sénégalais, les patrons de presse et les autorités gagneraient à se concentrer sur l’essentiel au lieu de se crêper le chignon autour du fonds d’appui à la presse, qui devrait être une question secondaire face aux enjeux.

Auteur: Mbaye Sadikh
Publié le: Mardi 07 Avril 2026

Commentaires (27)

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    Iba Sarr il y a 1 jour
    Elle était hors du stade. C'est désolant
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    Sénégal il y a 1 jour
    C’est à vous presse Senegalaise, de vous reorganiser, parce que la done a changé. On parle de business, et d’une difffusion a l’international dans plus de 48 pays. Je verrai mal, Canal se mettre au meme niveau que vous. Il ne faudra plus avoir cet esprit des gens qu’on devrait toujours assister. Ayez l’esprit creatif,
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    zop il y a 1 jour
    C'est aux télés sénégalaises de s'organiser et se réinventer pour continuer d'exister. La lutte a besoin de visibilité que nos télés peinent à lui donner.
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    Patriote il y a 1 jour
    Le meilleur article que j’ai lu sur ce site depuis plusieurs années
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    Mohamed il y a 1 jour
    C'est la loi, rien d'anormal. Si notre presse veut quitter les gradins, elle n'a qu'à se trouver les moyens pour concurrencer les autres. En attendant, qui paie commande.
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    Leweul il y a 4 heures
    Bilahi rien d'anormal. Et pourtant il semble bien comprendre le pourquoi du comment. Il a eu bcp de difficultés pour faire la transition après son constat. C'est la raison de son charabia par la suite. Il faut reconnaître que notre presse aime trop être assistée. Aide à la presse par ci, aide de l'État pour accéder aux meilleures places dans le stade pour un événement créé et financé par un concurrent (!) . Appel du pied à L'État en flattant le souverainisme. Je crois que les jeunes appellent ça "roubé ". Avec vos pseudo journalistes et chroniqueurs nuls à chier vous n'arriverez jamais à qq chose. Restez dans vos tope cas.
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    Amadou il y a 1 jour
    Lutte sénégalaise : et si le vrai problème n’était pas Canal+ ? La récente diffusion d’un combat de lutte par Canal+ a provoqué une vague d’indignation dans une partie de la presse sénégalaise. Certains y voient une forme de dépossession culturelle. D’autres dénoncent une intrusion étrangère dans ce qu’ils considèrent comme un patrimoine national. Mais posons-nous une question simple : sommes-nous en train de regarder le bon problème ? Le sport est une industrie, pas un sanctuaire Partout dans le monde, les droits sportifs sont achetés, vendus, négociés. C’est la règle du jeu. La Bundesliga est diffusée par des groupes internationaux. La Premier League, la Liga, la NBA suivent la même logique. Personne en Allemagne ne descend dans la rue parce qu’un diffuseur étranger retransmet un match du Bayern Munich. Pourquoi ? Parce que ces pays ont compris une chose essentielle : le sport moderne est une industrie globale. Une réalité difficile : le choc des standards Ce que la diffusion récente a surtout révélé, c’est un écart. Un écart de : qualité de réalisation rythme narratif mise en scène du spectacle maîtrise technique Soyons honnêtes : le rendu proposé par Canal+ était tout simplement à un niveau international. En face, que propose-t-on souvent ? des commentaires désordonnés une surenchère émotionnelle proche du griotisme une réalisation parfois confuse, peu lisible Ce n’est pas une critique culturelle. C’est un constat professionnel. La lutte sénégalaise : patrimoine… mais aussi produit Oui, la lutte sénégalaise est un pilier de notre identité. Oui, elle est profondément ancrée dans notre histoire. Mais elle n’échappe pas à une réalité : ce qui n’est pas structuré finit par être capté par d’autres. La lutte existe depuis les Jeux olympiques antiques, et elle est aujourd’hui une discipline mondiale. Ce qui fait la spécificité sénégalaise, c’est son style, son rituel, son intensité. Mais cette richesse culturelle doit être accompagnée d’une structuration économique et médiatique solide. Le vrai débat : notre incapacité à organiser notre propre valeur La question n’est pas : “Pourquoi Canal+ diffuse la lutte ?” La vraie question est : Pourquoi n’avons-nous pas construit un écosystème capable de le faire au même niveau — voire mieux ? Où sont : les ligues professionnelles structurées ? les cahiers des charges de production audiovisuelle ? les stratégies de droits à long terme ? les standards imposés aux diffuseurs ? Tant que ces éléments n’existent pas, le marché restera ouvert. Et d’autres acteurs, plus structurés, viendront naturellement s’y positionner. Sortir de l’émotion, entrer dans la stratégie S’indigner est facile. Construire est plus difficile. La lutte sénégalaise mérite : des investissements une vision industrielle une montée en gamme audiovisuelle une stratégie de rayonnement international Car au fond, la vraie question est simple : Voulons-nous protéger un symbole… ou développer une industrie ? Conclusion Ce qui s’est passé n’est pas une menace. C’est un révélateur. Un révélateur de nos retards. Mais aussi une opportunité. À condition d’avoir le courage de regarder la réalité en face. Le problème n’est pas Canal+. Le problème, c’est notre niveau d’exigence.
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    Moi il y a 1 jour
    C'est la meilleure diffusion, retransmission de lamb que j'ai regardée de ma vie. Il reste juste à demander à tous les lutteurs de faire leur mistique là chez eux, et d'arriver au stade sans ces machins là, de faire juste des échauffements avant le combat, et tout sera nickel
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    @Amadou il y a 1 jour
    Ton commentaire est très intéressant mais le style et la ponctuation sont horribles. Difficile à suivre. Sinon le contenu est bon. Il appartient à nos télévisions locales de faire de des efforts et se hisser à la hauteur. C'était vraiment agréable de suivre l'événement sans se lasser. Contrairement à nos reporter-griots qui ont déjà leur lutteur favori et adieu l'impartialité. Bravo Canal+. Vraiment on en redemande.
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    QUALITÉ il y a 1 jour
    @Moi  Les Sénégalais veulent la qualité dans tous les domaines. Adaptez-vous ou ...
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    Siki il y a 1 jour
    Dans un pays en quête de souverainisme, c'est un acte de souveraineté. 🤣🤣🤣
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    Mbaye il y a 1 jour
    Pendant que certains investissent et font des projections de ce qui sera la télé de demain, nous, on est focalisé sur les débats puérils qui abrutissent les téléspectateurs ou des chaines thématiques qui montrent des vidéos en boucle à longueur de journée. Il faut aider les jeunes créateurs Sénégalais à créer des contenus qui parlent de notre quotidien, de l'éducation, du sport.
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    Makadaam il y a 1 jour
    La presse senegalaise etait dans le bon chemin lorsqu'ils gagnaient le PPV en europe et cela constituait une menace pour ceux-la. malheureusement , on marche dans l 'aveuglette alors que c'etait une premiere qu'on dominait ces " blancs" dans leurs expertise et marché mais on se rendait pas compte. Mais ce n'est pas trop tard, il faut qu'on s'organise et qu'on reprenne le flambeau et cela l'Etat doit y mettre ses moyens , s'accompagner avec le privé pour garder notre souverainete.
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    Che il y a 1 jour
    Grâce à canal + on a regardé le combat gratuitement...pas de pairpay ou autre
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    Expert il y a 1 jour
    C'est tout ce qu'on attendait de vous, participer à la promotion de la lutte en organisant des combats de ce genre, seule la 2STV est partant.... C'est donc ce que vous méritez,
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    Cgh il y a 1 jour
    « Sénégalais beugue lou yombe »tout avoir sans rien dépenser. Aucune chaîne de télévision sénégalaise n’a osé acheter des droit pour la retransmission de nos combats de lutte. Car nous avons toujours méprisé la lutte et préférait le football international. Aucun président ne se déplaçait pour regarder un combat de lutte sauf Senghor. Entre souverainiste s’est d’abord investir dans sa culture.
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    Africains il y a 1 jour
    Parce que les africains n évoluent pas,depuis que 2stv ensuite tfm diffusent la lutte c est tjrs la même chose du point de vue économique au lieu de recruter pour se développer ou chercher des alliances avec partenaires locaux ou international. On chercher a écrase son compatriote ( chaine de tele) une fois c est fait,on évolue plus, reste alors a venir se pleurnicher sur les réseaux sociaux. L africain n évolue et n aime pas être critiqué de son travail. Moi je suis comme ça
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    Ngor Poquelin il y a 1 jour
    J'ai arrêté à lire à partir de "Aujourd’hui, si un sondage était réalisé, il est fort à parier que Sunu Yeuf ferait partie des chaînes les plus suivies à Dakar..." Quelle légéreté pour quelqu'un qui se fait appeler "Journaliste" Fais le sondage déjà et reviens avec un article structurellement plus argumenté ☺️
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    Boycottez ces merdias il y a 1 jour
    Canal+ est une chaîne du groupe Bolloré, ce raciste et xénophobe qui utilise ses merdias dont Cnews, Europe1, le JDD et ses maisons d’édition pour vomir la haine et le racisme sur les noirs arabes en France et partout en Europe. Tournez vous vers les plateformes IPTV et boycottez tous ces colons médiatiques qui n’ont plus la côte même dans leurs pays d’origine. En France, quasiment personne ne regarde plus Canal+ et c’est donc en Afrique qu’ils sont partis se refugier
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    journalisme il y a 1 jour
    Un très bon article. Du vrai travail de journalisme . L'état ne doit laisser les chaînes étrangères servir n'importe quoi à notre jeunesse
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    habs il y a 1 jour
    Lorsque la seule perspective de la presse est de recevoir de l'aide publique et de taper du matin au soir sur une seule personne, ce resultat n'est pas du tout etonnant. ce qui est etonnant c'est que ca arrive un peu tard. si vous continuez comme vous le faites, c'est dire sonko, matin, sonko midi, sonko ne doit pas marcher à coté du president vous aller tout perdre. lorsque des tailleurs et autres animateurs sont les vedettes des telés, c'est pas non seulement facile de vous detroner, mais ca fait pitié. le probleme ce n'est pas que vous allez tout perdre, mais quand.
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    Ngor Jegaan il y a 1 jour
    "C’est dire que les journalistes sénégalais, les patrons de presse et les autorités gagneraient à se concentrer sur l’essentiel au lieu de se crêper le chignon autour du fonds d’appui à la presse, qui devrait être une question secondaire face aux enjeux." Mbaye Sadikh, ta conclusion a sauvé ton article de ma critique. Parce que le problème de la presse au Senegal, c'est moins l'Etat que les patrons de presse et les journalistes d'aujourd'hui. La presse sénégalaise est maintenant dans l'informel, exactement comme le commerce informel : KU SONEU JAPEU CI. Des politiciens et des hommes d'affaires créent des organes de presse pour régler des comptes ou promouvoir leur propre personne ou leur propre business et meme uniquement pour capter l'aide à la presse ou les conventions des services de l'etat.. Il recrutent des animateurs ou des simbekat à la place de vrais journalistes, ce qui fragilisent ces derniers obligés d'accepter n'importe quelle conditions de travail, rien que pour payer leur salaire. La 1ere chose que l'etat doit faire est de supprimer l'aide à la presse qui est une véritable arnaque. Ensuite, imposer un cahier de charge rigoureux qui oblige les médias à un comportement déontologique sans faille et à davantage se professionnaliser. Enfin, libérer toute la publicité au profit exclusif de la presse privée, parce que les vrais annonceurs soumis à la pression de leurs concurrents eux ne font pas dans le copinage mais choisissent leurs canaux parmi les plus suivis, donc supposément les meilleurs, et donc les canards boiteux disparaitront.
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    max il y a 1 jour
    ce que je ne comprends pas, c'est d'abandonner le pay per view, plus innovant et révolutionnaire pour se vendre à canal surement pour des miettes... de vrais complexés, avec tout ce bla bla....canal canal canal, canal montre même des matches du championnat ivoirien. la lutte est un sport dangereux, car cela met en valeur l'aspect le moins reluisant de la culture sénégalaise : le folklore, l'illetrisme, l'analphabétisme, la violence, l'agressiveté, le sang, le charlatanisme, le fétichisme, ...
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    faye il y a 1 jour
    diadieuf canal, de tres belles images, aucun griotisme
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    Merci Canal il y a 1 jour
    Merci canal.Je n'ai jamais utilisé PPV parce que je suis déjà abonné. Les chaînes sénégalaises ne transmettaient les grands combats qu'à travers le PPV. A l'instar d'Auchan , ces businessmen ont facilité beaucoup de choses pour les Sénégalais. Pour les matchs de ldc il est préférable d'avoir un reportage en français en zone francophone.
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    Karim-USA il y a 1 jour
    Si vous pensez que la colonisation et l'esclavage sont terminés, c'est que vous n'avez rien compris ! Même le scandale homosexuel et transmission du SIDA, c'est une nouvelle forme de colonisation et de contrôle de notre pays par la perversion, la santé et la mort ! Si vous pensez que les Sénégalais seront sauvés quand Karim-USA prendra le micro beusseul j'aime ! Je dois animer ma propre émission dans ce pays, parce que j'ai été explorer et espionner le monde et je comprends ce qui motive chaque geste et chaque mouvement des diables de ce monde.
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    Qualite ou quantite il y a 1 jour
    Il faut d'abord aovir un epsrit professionel. recruter des animayeuts avec un niveua eleve, ou des jurnaliste sportifs. Arretez ce recrutmeent base sur le samb-mbayaan ou on croit que seuls les griots ou soit-disant communicateurs traditionnels doivent parler de lutte. Recruter Modou Mbaye par ce que Becaye est son pere. Recruter Thiedo un nigaud, par ce qu'il a fait une video virale sur TikTok. Recruter Lambologue par ce qu'il a fait une bonne prediction. Tendre le micro a Selbe Ndom a la veille de chaque combat. Pere Mangone qui malgre sa conaissance del lutte se comport emal sur les plateaux. Le sjournalistes qui jettent par terre leur formation pour se comporter comme des animateurs pastefiens. Tous ces agissements doivent disparaitre sinon Canal+ va vous faire disparaitre. 98% des perosnnes qui gravitent autour de la lutte senegalaise sont des gens qui manquent de professionalisme. On pense que la lutte est une affairte de fou et de voyous...
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    Senegalere il y a 1 jour
    Ceci devrait servir de leçon à la presse sénégalaise. Vous étiez là et vous n'avez rien proposé pour développer la lutte et profiter des retombées. Toujours la même chose : relayer les face to face, trouver une accréditation, rester sur le bord du terrain et tendre le micro dans un désordre total. Continuez ainsi et la presse vous échappera totalement !!!
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    Yeet il y a 1 jour
    La presse sportive senegalaise doit se moderniser, s’adapter, se reorganiser pour ne pas perdre leur place. Le sport est un business mondial et la lutte devient internationale. On ne Peut plus reporter la lutte comme du temps de Moustapha Ndiaye, Ahmed Naar Samb et Mansour Mbaye!!!!
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    OPINION il y a 1 jour
    pas seulement les MEDIAS, mais l'Africain en General a vendu son Ame moins Cher aux Autres , sous pretexte qu'il est PAUVRE. Malheureusement, les Africains n'arrivent plus a RAISONNER !!!
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    Camou il y a 1 jour
    Il faut quand même rappeler qu’une entreprise comme Canal+ cherche, à la base, à gagner de l’argent. Ce n’est pas forcément un outil diplomatique, même si c’est possible. Du coup, cette logique de rentabilité, associée aux écarts de moyens entre Canal+ et la presse locale, explique en grande partie l’inégalité de traitement observée. Après tout, ils ont payé les droits, donc il est normal qu’ils aient une exclusivité, même temporaire. Sur un autre plan, je ne parlerais pas forcément de « souverainisme » pour résoudre le problème. C’est un mot qui peut vite glisser vers des pratiques autoritaires ; on l’a vu ailleurs. Ce qu’il faudrait plutôt, c’est aider les médias sénégalais à se renforcer, sans pour autant bloquer qui que ce soit. Pas de censure déguisée, pas de quotas absurdes. En parallèle, Canal+ et les autres chaînes étrangères devraient aussi faire un effort : bien recruter sur place et former correctement leurs équipes locales. Parce que là aussi, c’est une façon de respecter le pays où ils s’installent.

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