Immigration : les expulsions d'Algériens visés par une OQTF ont repris, selon une association
Après un an d’interruption liée à la crise diplomatique entre la France et l’Algérie, les expulsions d’Algériens visés par des Obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont repris récemment, selon la Cimade.
La fin d'une longue pause. Alors que l’année 2025 a été marquée par une dégradation inédite des relations diplomatiques entre la France et l’Algérie, la situation semble aujourd’hui en voie d’apaisement. En effet, selon l’association de défense des droits des migrants (Cimade), les expulsions des Algériens visés par une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) ont repris récemment.
D’après la même source, sollicitée par l’AFP, «deux Algériens, retenus dans le centre de rétention administrative (CRA) de Rennes, ont été expulsés hier (mercredi, NDLR)». La première personne expulsée est arrivée en France en 2024. Elle était retenue depuis deux mois au centre de rétention administrative (CRA). La seconde, elle, était en France depuis 40 ans. Il s’agit d’un père de trois enfants majeurs en France et marié à une Française.
Une reprise «d'un dialogue exigeant» avec l'Algérie
Toujours selon la Cimade, à Toulouse, dans un autre CRA, un laissez-passer consulaire a été émis la semaine dernière par l’Algérie. Un vol est prévu pour ce pays. Pour l’heure, le ministère de l’Intérieur, contacté par l’AFP, n’a pas confirmé ces informations.
Il est utile de rappeler que les dernières réadmissions par l’Algérie de ses ressortissants en situation irrégulière sous OQTF dataient du début de l’année 2025.
Lors d'un entretien accordé à l'AFP, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait annoncé en début de semaine que la reprise d'un «dialogue exigeant sur le plan migratoire et sécuritaire avec l'Algérie» avait produit ses «premiers résultats».
De son côté, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait prôné l’apaisement avec Alger, dont les relations avec la France se sont dégradées dès 2024 lorsque l’Hexagone a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, territoire au statut non défini selon l’ONU.
Depuis, les tensions et provocations se sont multipliées, allant de l’arrestation de Boualem Sansal en novembre 2024 à l’expulsion de douze agents de l’ambassade française à Alger en avril 2025.
Commentaires (1)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.